C’est Marisol Touraine qui a été chargée au nom du Groupe d’exposer les arguments qui explique notre opposition résolue au projet du Gouvernement. Voici le texte de son intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale :
Monsieur le Président,
Monsieur le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique,
Monsieur le secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique,
Messieurs les présidents des commissions des finances et des affaires sociales,
Messieurs les rapporteurs,
Mes chers collègues,
J’ai le privilège aujourd’hui, au nom du groupe socialiste, républicain et citoyen, de m’adresser à vous pour vous convaincre qu’une autre réforme des retraites est non seulement possible mais nécessaire.
Je le fais avec gravité, tant les enjeux sont majeurs : c’est l’avenir de notre pacte social qui est en jeu.
Après trois jours consécutifs de réunion à huis clos et 25 heures de débat au 2e sous-sol de l’Assemblée Nationale, la commission des Affaires Sociales a achevé jeudi 22 juillet à 17 heures, l’examen du projet de loi sur les retraites. Entre 70 et 80 députés de tous les groupes ont été présents en permanence. Sur les 420 amendements discutés dont 150 du groupe socialiste, radical et citoyen, une centaine a été adoptée, ne modifiant qu’à la marge le texte.
J’ai par exemple défendu et fait voter un amendement sur le volet “pénibilité” qui permet que le carnet de santé au travail retrace l’ensemble des informations relatives à l’état de santé du travailleur “aux expositions auxquelles il a été soumis…” et non plus comme cela était prévu dans la rédaction initiale du projet de loi aux simples “conséquences constatées des expositions…”
Le gouvernement n’a accepté aucune remise en cause fondamentale de son projet renvoyant encore une fois les ajustements à la marge sur les questions de pénibilité, des polypensionnés et des carrières longues à la rentrée… Le texte relève l’âge légal de 60 à 62 ans et l’âge de départ à taux plein sans décôte de 65 à 67 ans, deux bornes d’âges qui sont au cœur du plan gouvernemental.
L’ambiance studieuse, parfois envenimée (quand les députés UMP se lachent sur les fonctionnaires…) avait quelque chose de surréaliste avec des journalistes cantonnés à l’extérieur de la salle qui étaient présents pour couvrir tant bien que mal le débat sur les retraites, mais aussi pour relater le compte à rebours des heures précédant l’audition par la brigade financière du Ministre Woerth…
Rendez-vous désormais le 7 septembre le plus nombreux possible dans la rue et dans l’hémicycle pour l’examen -enfin- publique en séance du projet de loi.
Vous pouvez lire ci-dessous mon intervention dans le cadre de la discussion générale, mardi 21 juillet
Hier soir dans l’hémicycle, pour la première fois de la mandature, la frange la plus libérale de l’UMP, emmenée par M. Copé et M.Bertrand et relayant les mots d’ordre du MEDEF et de la CGPME contre l’ensemble des autres partenaires sociaux ont mis en minorité le gouvernement, en la personne d’ Eric Woerth et le rapporteur - modéré - Dominique Dord sur une des deux principales dispositions du texte sur la démocratie sociale dans les TPE (moins de 11 salariés) instaurant des commission paritaires territoriales au niveau régional, chargées d’apporter un soutien au dialogue social pour les employeurs et 4 millions de salariés des TPE aujourd’hui sans représentation.
Lors des débats en séance publique, le groupe UMP a été une nouvelle fois au garde à vous devant les injonctions patronales. En votant contre la représentation syndicale dans les entreprises de moins de dix salariés, le groupe majoritaire n’a pas seulement désavoué le ministre Eric Woerth, il a renié un engagement solennel pris par le gouvernement devant les partenaires sociaux.
visant à faire la lumière sur la gestion du dossier fiscal de Madame Bettencourt par les services du ministère du budget et de la justice sous l’autorité de MM. Woerth et Baroin ministres successifs du budget et des comptes publics et de madame Alliot-Marie, garde des Sceaux.
présentée par Mesdames et Messieurs
Jean-Marc Ayrault, François Brottes, George Pau Langevin, et les membres du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et apparentés, députés
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Exposé des motifs
Mesdames, Messieurs,
Dans ce qu’il est désormais courant d’appeler « l’affaire Bettencourt », les interrogations se multiplient au fil des révélations. C’est d’autant plus vrai que les réponses de M. Woerth fluctuent au rythme de ces informations.
Sur Le Post, trois députés qui ont posé des questions à Raymond Domenech ce mercredi matin racontent les coulisses de l’audition.
Le futur ex-coach des Bleus et le président démissionnaire de la Fédération française de football étaient auditionnés ce matin à l’Assemblée nationale. Le but: qu’ils donnent des explications suite au fiasco des Bleus au Mondial…
Au cours de l’audition, le député (UMP) Lionel Tardy a tweeté des extraits des questions et des réponses des protagonistes… avant de se voir empêcher de révéler le contenu de cette audience à huis clos. “Ca intéresse tous les Francais, il n’y avait aucun secret, aucune confidence. Avec cette audience à huis-clos, l’équipe de France ne redore pas son image” a indiqué au Post le député.
Roselyne Bachelot, souriante dans son tailleur blanc, peaufine son dossier, rouge, annote quelques fiches. A sa gauche Michèle Tabarot, présidente UMP de la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Tous les membres de ladite commission encerclent les deux femmes dans la salle Lamartine du Palais Bourbon, prêts à dégainer leurs questions. Si le 15 juin dernier, c’est Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, qui faisait face à la représentation nationale pour répondre de la gestion de l’épidémie de grippe A, quinze jours plus tard, c’est dans son costume de ministre des Sports qu’elle doit expliquer le fiasco de l’équipe de France à la Coupe du monde de football.
Aujourd’hui marginal dans plus de la moitié des établissements du secondaire, l’absentéisme scolaire révèle les plus criantes inégalités du système éducatif français. En effet, c’est dans les établissements les plus en difficultés que se concentre le phénomène (les 10 % d’établissements les plus en difficulté ont un taux supérieurs à 20 %), et particulièrement dans l’enseignement professionnel (15 % d’absentéisme en moyenne).
Et si la lutte contre l’absentéisme scolaire affichée à travers la proposition de loi de l’UMP est une cause communément partagée, les réponses proposées, elles, ne le sont pas. En effet, le dispositif proposé de suppression des allocations familiales, outre qu’il nie la complexité humaine et sociale du processus conduisant à l’absentéisme, reste de surcroît aussi inapplicable qu’injuste.
Vous trouverez ci-dessous mon intervention lors de la discussion générale sur la proposition de loi du groupe socialiste, radical et citoyen examinée le jeudi 17 juin et dont le rappporteur est mon collègue Jean Mallot :
Le collectif « Soleil Solidaire » organisera jeudi 14 septembre prochain, au stadium Pierre Maisonnial, une nouvelle édition du « Gala de basket » au profit de Handisport. Dès 18 heures, les équipes de basket de Saint-Chamond (National 1) et de Saint-Vallier (Pro B) s’affronteront, avant que le CASE (National 1) défie le club de Roche-la-Molière (National 1), à partir de 20h30. Toute la soirée, des démonstrations de handi basket seront proposées aux visiteurs. L’entrée s’élève à 3 € pour les jeunes, 5 € pour les adultes. Plus d’information au 04-77-37-99-75.
Après un été de la honte, durant lequel Nicolas Sarkozy et ses amis ont multiplié les actes et les déclarations qui ont fait apparaître la France, à l’international, comme un pays xénophobe, il est indispensable que les Français attachés aux valeurs de notre République - Liberté, Egalité, Fraternité - se mobilisent fortement pour dire leur refus d’une politique fondée sur la stigmatisation et l’appel à la haine.
Qu’il s’agisse des amalgames et des accusations contre les gens du voyage et les Roms, des propos sur les « présumés coupables » ou des menaces de déchoir des Français de leur nationalité, le gouvernement est lancé dans une fuite en avant aussi scandaleuse que dangereuse qui remet en cause des fondements de notre pacte républicain et de notre vivre ensemble.
Le Parti socialiste s’est associé à l’initiative de nombreuses associations et appelle à manifester partout en France le 4 septembre, à l’occasion du 140ème anniversaire de notre République, pour exprimer le refus de ces dérives anti-républicaines. Il sera notamment représenté dans la manifestation qui aura lieu à Paris à 14h place de la République.